Sonia Tessier at the Gatineau Loppet

Sonia TessierDimanche passé j’ai fait ma 2e course de ski de patin à vie, sport que j’ai commencé en janvier 2010 et qui complète bien mon entraînement hivernal en vue de la saison de vélo. J’ai donc participé pour une seconde fois à la Gatineau Loppet.

La Gatineau Loppet est une compétition internationale de ski de fond où près de 3000 skieurs et skieuses de tous âges et de tous calibres se côtoient sur les sentiers du parc de la Gatineau. “Loppet” signifie “grand rassemblement” en Scandinave et rappelle l’appartenance de la course à la famille de la Worldloppet. Elle fait donc partie d’un circuit qui rassemble les 14 grandes courses de ski de fond dans le monde comme le Vasaloppet en Suède et La Tranjurassienne en France.

Le départ est divisé en 5 vagues (A à E) et le skieur doit répondre à certains critères concernant ses temps de courses antérieures pour pouvoir prendre le départ dans les 3 premières vagues. Lors de l’inscription j’ai tenté ma chance en demandant d’être dans la vague C et à ma grande surprise on me l’a accordé. Je savais par contre que le calibre des skieuses de ma catégorie (femme 35-39 ans) serait élevé car l’une d’entre elles prenait le départ dans la vague A et deux autres dans la B.

Je me suis donc élancée au son de la trompette qui donne le départ pour un 31 km de course. Comme en vélo il faut être très prudent au départ car il y a plusieurs accrochages et chutes et on ne veut surtout pas en faire partie.

20 minutes après le départ je commence à penser qu’il serait temps pour moi de boire un peu mais comme je l’avais redouté, le tuyau de mon Camel Back est gelé et aucun liquide ne peut en sortir. À -16 degré celcius c’est pas surprenant. Je reste donc sur ma soif et me résigne à traîner un Camel Back plein.

J’entame alors une longue et étroite montée dans le bois et je ne me souviens pas que les cuisses m’aient autant brûlé. Par contre il est vrai que cette douleur fait partie de celle que l’on oublie rapidement mais qui nous surprend toujours autant par son intensité quand elle revient! Même si j’y aie pensé souvent, j’ai jamais arrêté, à part à un ravitaillement pour prendre un verre (de Gatorade chaud! Ouach!)

J’ai complété l’épreuve en 1h49 mais ne sachant pas du tout où je me situais par rapport aux autres skieuses étant donné que nous ne sommes pas toutes parties dans la même vague. J’étais très heureuse de constater ensuite que j’avais terminé en 4e position sur 7 compte tenu du calibre et de l’expérience des skieuses présentes dont une venait d’aussi loin que le Danemark!

Sonia Tessier Loppet 2011Après qu’un commissaire m’ait enlevé ma puce électronique à la cheville qui sert à chronométrer mon temps, je me dis qu’il serait temps que je boive quelque chose. En voyant la table à l’arrivée garnie de verres en styromousse, je prépare mes papilles gustatives à affronter de nouveau le jus chaud et sucré qu’on m’a servit au ravitaillement, mais en prenant ma gorgée je m’aperçois que cette fois-ci c’était du bouillon de poulet!

 

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